Crise financière, le moral revient

Mis en place depuis le mois de décembre 2008, le baromètre de la perception de la crise financière, réalisé grâce au concours d’une centaine d’entreprises représentatives de la région lyonnaise, témoigne d’une amélioration de la situation pour mai 2009.

Les paramètres du baromètre de la perception de la crise financière rassurent en termes d’activité et d’emploi tout d’abord. En effet, concernant l’utilisation des ressources humaines et techniques, ce mois ci, plus d’entreprises de la région lyonnaise fonctionnent en taux de charge normal plutôt qu’en sous-utilisation. Par ailleurs, les visions d’effectifs stables progressent : 67% pour mai contre 59% pour avril, tandis que les parts de diminution d’effectifs envisagées pour le prochain trimestre sont en baisse. Entre avril et mai, les chiffres sont ainsi passés de 21 à 15% pour le commerce et de 24 à 20% pour l’industrie. Cependant, le nombre d’entreprises déclarant ne pas avoir de projet d’embauche pour les 3 prochains mois a augmenté de 6% (69% à 75%).

Le nombre d’entreprises se déclarant satisfaites de leur trésorerie est en légère hausse (de 67% à 71%) et le pessimisme est en nette régression. En effet, si 53% des industriels interrogés le mois dernier disaient s’attendre à une baisse de leur chiffre d’affaire annuel, leur nombre ce mois-ci n’est plus que de 39%. Pour la branche du commerce et du service à la personne le retour de l’optimisme est encore plus marqué puisque ce chiffre est passé de 42% à 19%. En outre, pratiquement 20% des chefs d’entreprises de ce secteur ont indiqué s’attendre à une hausse alors qu’aucun d’eux ne l’envisageaient le mois dernier.

Concernant les investissements en revanche, on peut dire que la prudence est plus que jamais de mise dans l’esprit des dirigeants d’entreprise de la région lyonnaise. Leur proportion à prévoir des investissements « nettement en baisse » a presque doublé entre avril et mai : 5% à 11% pour le commerce et 17% à 26% pour l’industrie. Seulement 1entreprise sur 2, tous secteurs confondus prévoit des investissements « stable ou en hausse ».

 

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