En pleine grève nationale, la Préfecture du Rhône a sanctuarisé plusieurs périmètres afin de sécuriser l’événement. La 20ème fête des Lumières, rendez-vous féerique et désormais mythique de la capitale rhônalpine, s’inscrit dans le même calendrier que la grève national interprofessionnelle déclenchée le 5 décembre et dont personne n’est en mesure de connaître l’ampleur ni la durée. Le festival, désormais indissociable de Noël, draine bien au-delà de la ville et de son département :à preuve, , 1,8 millions de spectateurs avait fréquenté l’édition précédente, dont quelque 100 000 visiteurs étrangers. De quoi donner des sueurs froides aux autorités et aux organisateurs qui redoutent un mauvais télescopage avec les batteurs de pavés. La Préfecture a donc décidé de déminer le terrain et, pour des motifs liés à la sécurité des personnes, d’interdire le passage des manifestants dans les périmètres les plus sensibles, jusqu’au 8 décembre. La mesure vise tout bonnement à détourner les cortèges (éventuels) des espaces dédiés aux festivaliers, de 10 heures à 1 heure du matin. Deux secteurs, jouxtant le Rhône, sont bouclés : la Presqu’île/Vieux Lyon, à cheval sur la Saône, entre les Quais du Docteur Gailleton et Jean Moulin à l’est, les rues Pierre-Dupont et des Chartreux au nord), le cimetière de Loyasse à l’ouest et le tunnel sous Fourvière au sud. L’autre quartier exclu de l’itinéraire englobe le Parc de la Tête d’Or, avec le quai de Gaulle, les boulevards Bonnevay, Stalingrad, Verguin, l’avenue de Grande-Bretagne et le pont Winston Churchill. A l’intérieur de ces zones, la circulation automobile est impossible sur certains créneaux horaires, y compris pour les vélos et trottinettes, ce vendredi et samedi de 19 heures à 1 heure, et dimanche de 18 heures à minuit. Le stationnement y est également interdit à partir de midi. Rappelons que la fête des Lumières trouve son origine dans un passé lointain, celui d’un culte marial qui a progressivement évolué en un événement monumental, auquel se rattache désormais l’image des bien nommés Frères Lumière, inventeurs lyonnais du cinématographe. Chaque année, l’événement donne lieu à de multiples spectacles pyrotechniques et à des effets spéciaux et scénographiques visant à embraser la ville dans des un feu d’artifice d’illuminations. A découvrir cette année, les 20 000 embarcations chargées de lumignons qui glisseront sur la Saône dans le cadre du spectacle « Une rivière de lumières » (dimanche, en clôture à partir de 19 heures). Une fresque lumineuse sur l’origine du Monde est également projetée sur la façade de la cathédrale Saint-Jean. Un spectacle, baptisé « Les cueilleurs de Nuages » se tient sur la colline de Fourvière.

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Lyon est l’une des plus grandes villes françaises, tant au niveau de sa population qu’au niveau de son rayonnement national. Les 1,8 million d’habitants de la région lyonnaise (environ 500 000 intra-muros) disposent de nombreux leviers pour entreprendre par le biais de la création ou de la reprise d’entreprise.

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